Comment l’entreprise cantalienne de taille de pierre Hébrard peut-elle faire face à la hausse du coût de l’énergie ?  

Dans l’atelier de l’entreprise, les machines tournent à plein régime, leur vacarme caractéristique. Mais pas Emmanuel Hébraud. Dans l’ambiance plus décontractée de son bureau, il parcourt ses factures énergétiques entre deux devis. « Aujourd’hui, si je travaille sur la pierre pendant 5 % de mon temps de travail, c’est le maximum, souffle-t-il. Mais maintenant, diriger une PME : chercher des solutions alternatives, chercher des voies alternatives face aux problèmes qui se posent. Et en à la longue c’est un peu fatigant. »

Le cantalien Emmanuel Hebraud et sa pierre de Bougentes séduisent le luxe

Plusieurs incréments

Surtout quand le problème est d’une telle ampleur qu’il le touche aujourd’hui. Car la hausse des coûts de l’énergie l’a frappé de plein fouet : sa facture va être multipliée par 3 à 3,5 et ce secteur devrait représenter 10 % de ses charges. Car le carburant rajoute au prix de l’électricité pour faire fonctionner les machines et les machines d’extraction de pierre sont très gourmandes. “Et encore, c’est moins grave que je ne l’imaginais, car dans mes premières simulations, je suis venu 7 fois. De plus, nous n’avons pas la bonne taille pour répondre aux critères d’aide de l’État… Là, je dois remercier. CPME, organisé pour nous, plusieurs entreprises du Cantal, Visio avec EDF, Puis des entretiens plus personnalisés avec des techniciens. Le second a pu me trouver des solutions, faire deux propositions qu’il me reste à analyser. Et là, je suis très content d’avoir toujours resté client d’EDF, car c’est définitivement plus compliqué. »

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Photo de Jeremy Fulleringer

Mais ça reste, complexe.

Depuis plus de trente ans, nous basons notre business plan sur une énergie bon marché. Probablement par erreur. Mais là, c’est à réinventer jour après jour, c’est quand même très compliqué, je ne suis pas magicien. Il faut changer de paradigme et explorer toutes les pistes, même s’il n’y a pas grand-chose à première vue.

En produisant son énergie

La première est de générer sa propre énergie. “J’ai fait plusieurs références pour m’équiper en photovoltaïque pour avoir ma propre centrale électrique. Je le ferais, mais ça ne peut pas fonctionner jour et nuit, et je ne veux pas que mes machines s’arrêtent de fonctionner quand le soleil se couche. Alors J’ai pensé à un moulin à vent aussi. Je sais que tu n’aimes pas ça, mais il y a toujours du vent ici. Des coups. Et puis ils disent qu’ils gâchent le paysage, mais il s’agit de petits mâts, et mon entrepôt, ça gâche déjà le paysage, nous sommes situés ici en pleine nature car il n’y a pas de zones industrielles à cette époque. »

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Emmanuel Hébraud s’interroge.

En adoptant la production

Autre piste : l’adaptabilité. “Il faudra peut-être revoir nos modes de production, s’en tenir à des horaires plus courts. Mais cela signifie arrêter la production entre 8h et 10h le matin, entre 6h et 10h le soir puis revenir… Pour mes salariés, dont certains sont de loin, ça peut vite se compliquer. I, I Ouvert à beaucoup de choses, mais il y a des limites dans nos équipements, un employé ne rentrera pas chez lui avec un bloc de vingt tonnes pour les télécommunications… Je vais faire des économies en changeant tout. Mon éclairage passe des néons aux leds, et j’ai de nouvelles machines moins énergivores qui doivent arriver au printemps. C’est un investissement, mais c’est nécessaire. »

Travailler à des horaires différents ?

Avec des augmentations de prix

Enfin, il peut répercuter les prix sur les clients. « Pour les collectivités, je le fais déjà. En ce moment, je vérifie tous les contrats, qui ont une clause d’indexation au prix du Kw/h. Il faut prendre la pilule, ce qui est parfois compliqué. Et pour les particuliers, c’est encore plus. Et Tyler voit son avenir s’assombrir. « Nous sommes dans une bonne période. Depuis le Covid, suite à une certaine prise de conscience et avec l’augmentation des frais de transport, tout le monde s’est tourné vers la pierre locale plutôt que venue d’Asie. J’ai eu de bons contrats, parfois n’étant pas le meilleur enchérisseur. Par exemple, pour l’île de Saint-Gérard, la ville d’Aurilac a choisi de nous faire confiance au lieu de prendre de la pierre italienne bon marché pour soutenir l’économie locale. C’est bien, mais demain, les collectivités pourront-elles encore faire ce choix ?? En tout cas, les particuliers font vite ce choix, je pense.

Mais ils refusent d’économiser sur la masse salariale. « Je ne peux pas élever tout le monde à la fois à cause de l’inflation. Mais c’est compensé par la prime, que les gars méritent, d’autant plus qu’on a eu une grosse année en termes de volume. L’avenir est plus incertain.

Yan Bassot

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