Comment l’Isae-Supaéro est devenue l’une des meilleures pouponnières d’astronautes

« La sélection de Sophie Adenot comme étudiante à Supaéro est passionnante car elle est la première femme pilote depuis Claudie Haigneré. Elle est très fière de quitter notre école. En deuxième année à l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace de Toulouse, Marie Delaroche, comme d’autres étudiants, rêve de suivre les traces de la nouvelle Agence spatiale européenne.

Pour réaliser son rêve de travailler dans l’espace, cette Française qui a grandi à New York n’a pas pensé à inclure qui que ce soit d’autre que celui qui a accueilli dans ses rayons ceux qui ont connu les stars, comme Thomas Pesquet, les Italiens. Luca Parmitano et Samantha Cristoforetti, ainsi que Jean-François Clervoy et Philippe Perrin.

“En fin de lycée, début de lycée, j’ai fait un travail de chercheur au CNES. J’y suis allé avec un membre de ma famille et quand je lui ai demandé naïvement : “Comment devient-on astronaute ?”, en même temps fois qu’on a roulé devant Supaéro. Il m’a dit : “Tu dois y retourner”, “se souvenant de la femme qui était nourrie aux pièces de c’est pas sorcier sur le monde. Depuis, son intérêt et sa passion guident son cheminement scolaire, avec l’ambition de faire découvrir cette université qui forme chaque année 2 000 étudiants.

Vous voulez être astronaute ? “Le but ultime, mais pas le seul”

Tout le monde ne rêve pas de suivre les traces de son célèbre passé, les deux tiers des 800 diplômés aspirent à une carrière dans l’aviation. « C’est l’objectif ultime pour moi et certains de mes amis, mais ce n’est pas le seul objectif à vie en termes de muscles sélectionnés. Ce qui est excitant, c’est que d’ici à ce que nous soumettions notre candidature à l’ESA pour la prochaine vague, il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire avant de devenir astronaute”, commente l’humble Marié.

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Mais si on regarde bien les chiffres, s’il se présente au concours, il a plus de chance d’intégrer l’équipe des astronautes européens qu’un élève d’une autre école. Sur 22.589 candidats l’an dernier, 17 ont été retenus : cinq “retainers” et onze “reserves”. Outre Sophie Adenot, il y a l’Italienne Anthea Comellini et le Français Arnaud Prost, également passé par Supaéro.

“Si tu veux être astronaute, c’est un bon choix de venir chez nous, tout le monde ne deviendra pas astronaute après être venu chez nous”, confie le directeur général de l’établissement, Olivier Lesbre se souvient de son école. a été un pionnier dans le développement de la formation “spatiale” à la fin des années 1970. Et aujourd’hui, il couvre l’ensemble de la “culture spatiale”.

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Une formation complète, au-delà de la science et de la technologie

Outre sa sélection d’échantillons, l’un des principaux facteurs de succès d’Isae réside également dans sa situation géographique, au cœur de l’écosystème spatial, à deux pas du CNES de Toulouse mais aussi d’entreprises comme Airbus Defence & Espace ou même Thales. « Ce qui le rend unique, peut-être par rapport à nos concurrents internationaux, c’est un modèle de formation bien préparé et équilibré. Dans une université, vous aurez une formation dans des domaines très ciblés et spécialisés. Chez nous, vous recevrez une formation scientifique de haut niveau, mais dans des disciplines variées. On leur demande aussi de s’ouvrir à d’autres domaines, en termes d’économie, de gestion, de culture générale, 30% des heures de formation sont autre chose que l’enseignement et la technologie”, a argumenté Olivier Lesbre.

Avec autant d’ingrédients, il peut être bien préparé pour les futurs joueurs. Un peu comme participer à la Mars Desert Research Station, des missions de simulation de vie sur Mars au milieu du désert de l’Utah. Essayez également le jet ski ou le parachutisme. Ou de profiter du réseau d’anciens élèves, disséminés dans toute la filière spatiale, à la NASA et à l’ESA, qui « partagent des valeurs, des ambitions communes, l’entraide et l’aisance de la langue », explique Stéphanie Lizy-Destrez, l’une des enseignantes à un très grande école, une grande école.

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Une vague de demandes a été annoncée

Mais parfois la recette a aussi besoin d’autres ajouts qui font la différence. C’est ce qu’a ressenti ce professeur lorsqu’il a rencontré pour la première fois Arnaud Prost, alors étudiant. “Je me suis dit, je suis un astronaute du futur. A première vue, j’ai entendu”, raconte l’expert en conception de systèmes spatiaux. L’année dernière, il a suivi les nombreux alumni qui sont allés loin dans la sélection. n’atteindra pas le dernier carré.

Nombre d’entre eux étaient membres de l’association « Ose Isae-Supaéro » et de son programme Cordées de la Réussite. Comme Sophie Adenot, Thomas Pesquet et Arnaud Prost aussi. Cette génération “décomplexée”, comme la nôtre, n’hésite pas à dire aux enfants des zones rurales ou des foyers pauvres, souvent éloignés de la science, de partager avec eux leurs besoins. “Ose” les prépare bien, que ce soit au niveau de l’intervention dans les classes ou en popularité. Pour eux, c’est autre chose de voir les lumières briller dans les yeux des enfants”, insiste Stéphanie Lizy-Destrez qui espère en voir un de ses enfants un jour avant elle sur les bancs de l’Isae.Une chose est sûre, la volonté de l’école d’ingénieurs de Toulouse de recevoir une vague de demandes dans les inscriptions suivantes, comme toujours quand Thomas Pesquet quitte le pays des vaches pour le Station spatiale internationale.



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