Raphaël Guillet présente le livre Les lunettes de sommeil

D’où vient votre passion pour l’écriture et la littérature ?
De l’abattoir de mon père et du club de football de mon enfance. Où j’ai eu recours à des personnages hauts en couleurs que je retrouvais autrefois dans des romans, notamment de Pagnol. Ou de Simenon. Et, plus tard, dans ceux de Mankell, Lehane, Mc Liam Wilson, Yasmina Reza. Le goût des personnages – et donc des personnes – est venu en premier. Ensuite le style, très important pour moi aujourd’hui.

Peux-tu nous montrer ton livre lunettes de sommeil ?
Il s’agit d’une enquête policière basée sur le délit de fuite d’un automobiliste qui tue un cycliste. Ce qui rappelle à l’inspecteur Alice Ginier la mort de son petit frère, tué sur la route par un chauffard vingt ans plus tôt. L’histoire se déroule entre Lausanne et Sarajevo.

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Que peut-on savoir sur la commissaire Alice Ginier ?
Elle a grandi dans une ferme à la montagne. Sa mère y habite toujours. Alice est une terrienne, en ville pour étudier les sciences criminelles. Et travaille au sein de la brigade criminelle de la Police Judiciaire de la ville de Lausanne.

Vous étiez journaliste de guerre. Comment votre expérience influence-t-elle l’histoire du livre ?
Mon expérience et mes souvenirs marquants m’ont permis d’insérer quelques détails et images réelles dans cet univers fictif qu’est le roman. L’image, par exemple, de dizaines de chandails séchant sur un fil à Tuzla, en Bosnie. J’ai fait un reportage dans cet orphelinat.

Comment l’obscurité et le sommeil affectent-ils l’histoire du livre ?
Le titre est lié aux masques anti-lumière distribués aux passagers des avions pour pouvoir dormir. Alice en met un sur ses yeux et se demande ce qui l’empêche de voir la vérité dans son enquête.

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Quelle place occupe le voyage lunettes de sommeil ?
Alice se rend à Sarajevo car son suspect numéro un s’y est réfugié. Elle découvre une ville qui la fascine d’autant plus qu’elle a très peu voyagé durant son enfance paysanne.

Dans quelles conditions écrivez-vous et êtes-vous plutôt papier/crayon ou clavier d’ordinateur ?
De préférence un ordinateur. Mais j’écris aussi souvent avec un stylo car j’ai mon journal depuis l’âge de 16-17 ans. Alors aujourd’hui trois ou quatre valises pleines de cahiers…

Des séances d’autographes sont-elles prévues ?
Beaucoup Et je suis content de vraiment découvrir ce contact avec le public. Pour mon premier roman, je n’ai eu que deux séances à cause des restrictions covid.

Envisagez-vous déjà de poursuivre les aventures d’Alice Ginier ?
Le tome 3 des aventures d’Alice est déjà écrit. Je suis au tout début. Je suis parti pour un voyage de deux ans… L’histoire se passe à Lausanne, bien sûr, le terrain de travail de mon inspecteur. Dans un environnement très délicat mais je ne voudrais pas en dire plus pour le moment, si ce n’est que le sujet est assez explosif…

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Qu’est-ce que tu veux dire pour conclure ?
J’écrirais des romans même si seuls les deux amis avec qui je travaille les lisaient (chacun son roman et, lors de nos réunions mensuelles, nous commentons les textes de l’autre). Car, comme le disait Jacques Brel : “il faut aimer la fonction, pas le résultat”. Et j’aime écrire et raconter des histoires.

Merci à Raphaël Guillet d’avoir répondu à notre interview !

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