The Cure, en concert à Liévin, dans un bain de jouvence

Robert Smith, Simon Gallup et Roger O'Donnell, lors du concert du groupe The Cure au Stade couvert Arena de Liévin (Pas-de-Calais), le 27 novembre 2022.

Il pleut sur le pays minier. Autant dire que les conditions sont idéales, ce dimanche 27 novembre, pour assister à un concert de The Cure. Des huit villes françaises où s’arrête le groupe anglais, Liévin (Pas-de-Calais) est la plus proche de Crawley, la ville au sud de Londres où a grandi le chanteur et guitariste Robert Smith. La météo donne l’illusion de l’insularité britannique en même temps qu’elle véhicule la verve indispensable pour apprécier l’œuvre de l’inventeur de la nouvelle vague existentialiste.

Après quarante-quatre ans d’activité, l’évaluation de cette institution, devenue The Cure, est toujours au plus haut : les intervenants de sa tournée continentale, avec la dernière date à l’Accor Arena de Paris le 28 novembre, affichent complet. . . Avant que la troupe ne traverse la Manche pour trois soirées à la Wembley Arena de Londres.

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Ce n’est pas la rareté ou l’attrait de la nouveauté qui explique cet engouement ininterrompu. The Cure jouait encore au festival Rock en Seine à l’été 2019. Et sa discographie est à l’arrêt depuis l’album. 4:13 Rêve, en 2008. Robert Smith en a promis deux pour l’automne, un “tragique”, autorisé Chansons d’un monde perdu, L’autre “optimiste”. Nous n’avons pas de nouvelles non plus. Sauf sur scène. C’est en effet avec un nouveau que débute le concert, après une première partie confiée à des protégés, les Ecossais de Twilight Sad, qui vous font entendre l’influence lugubre du parrain comme celle de Joy Division.

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Enthousiasme intact

“C’est la fin de chaque chanson que nous chantons”, les premiers mots morsoniens deseul, en effet une ballade tragique, annonce rien de moins que l’apocalypse, des étoiles en larmes et des hécatombes d’oiseaux. Forcément, la pandémie de Covid-19, la guerre et la crise économique ne devraient pas rendre Robert Smith plus heureux. Et encore moins les pertes (ses parents et son frère) qui l’ont endeuillé ces dernières années.

Les quatre autres “nouvelles chansons” comme Robert Smith l’annonce en français, malheureusement tous ne sont pas aussi convaincants, n’est-ce pas Et rien n’est éternel, pompeux avec son orgue d’église, ou Chose fragile, presque auto-parodique. Précédé d’une longue introduction instrumentale, chanson de fin flirter avec le rock progressif ne manque pas d’attrait, mais Je ne peux jamais dire au revoir, premier rappel, peine à supporter la comparaison avec l’afflux de classiques qui va suivre. Généreux, le maître de cérémonie précise qu’il s’agit plutôt “deuxième partie”, puis d’un “troisième” pour ce concert atteignant deux heures et trois quarts.

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