« Une idée pour la France », la « fenêtre d’optimisme » du « 13 heures » de France 2

Un hôpital des peluches, des grand-mères tricoteuses, des cueilleurs de légumes moches ou encore des cours de cuisine pour les aveugles… Toutes ces idées, parfois insolites, mais surtout solidaires et insolites, sont tirées de la séquence. Une idée pour la Francequi a présenté Valérie Huertel au journal télévisé tous les lundis et jeudis pendant près de deux ans 13 heures en France 2.

Depuis que Julien Bougier lui a confié cette succession, en prenant les commandes de la réunion d’information en janvier 2021, le journaliste sillonne les routes de France à la recherche d’initiatives solidaires, écologiques ou encore solidaires. Une véritable quinzaine de parenthèses bien-être, alors que les journaux télévisés sont envahis par les mauvaises nouvelles sur le Covid-19, la guerre en Ukraine ou encore l’inflation.

“Grande angoisse”, confie Valérie Hürtel 20 minutes se reposer des rencontres, que cette rencontre lui permet et espère conserver le plus longtemps possible cette “fenêtre de solutions” qu’il juge inépuisable. Service technique.

Comment est née cette chronique il y a bientôt deux ans ?

Il est né de l’expérience que nous, journalistes, avons eue en détention. On alimentait des journaux assez dérangeants et racontaient des morts, des incertitudes, des inquiétudes… On avait souvent des téléspectateurs qui nous disaient que c’était effrayant et qu’ils avaient besoin d’espoir. Ça a alimenté notre envie de leur offrir une fenêtre sur les solutions, de se dire que ce n’est pas si noir, qu’il y a beaucoup de gens qui font de belles choses et qu’on voulait leur donner la parole.

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Cette chronique a fait de vous une sorte de bonne fée qui apporte de bonnes nouvelles dans une actualité encore très marquée par les crises malgré la baisse des cas de Covid-19…

Je suis porteur de bonnes nouvelles, c’est une sacrée chance… Aujourd’hui je suis souvent interpellé dans la rue par des gens qui me disent : “Je suis moi-même très anxieux de nature et je le préviens en cherchant des initiatives positives, ça m’apaise.

Est-ce un signe que Solidarité France est toujours vivante ?

Oui! Mais pour voir cela, il faut parfois changer notre façon de voir les choses. Le principe de cette chronique est d’aborder les problèmes par des solutions. Ça passe partout, il y a des gens partout en France, on cherche, on regarde, on a des correspondants en régions qui nous apportent des initiatives. Julian qui a boosté le convoi lorsqu’il est arrivé à la présentation du JT et je suis aussi beaucoup la presse régionale pour voir ce qui se fait à travers la France.

Mais vous voulez aussi que vos rapports soient une source d’inspiration…

Le principeUne idée pour la France il devrait mettre en évidence des choses qui peuvent être reproduites, quelqu’un faisant quelque chose dans un domaine qui pourrait fonctionner ailleurs. Nous avons récemment fait un fil sur les bénévoles qui promènent des scooters d’Ehpads aux personnes âgées. Nous venons de recevoir un mail d’une dame qui nous dit : “Dans ma ville, nous avons acheté un nouveau scooter et nous allons le faire, c’est grâce à. Une idée pour la France “. C’est sympa, on a le sentiment d’être utilisé pour quelque chose.

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Vous avez déjà tourné environ 180 reportages pour cette séquence, pensez-vous qu’il y a du matériel illimité en France ?

J’espère ! J’ai envie de le penser car je sens qu’il y a de plus en plus de prise de conscience autour de moi qu’il faut recycler, se reconnecter, s’entraider, trouver des solutions plus écologiques… Je constate qu’il y a de plus en plus d’initiatives : L’idée de la France, ça peut venir de n’importe où, on peut même penser à chercher des idées hors de France. Je pense qu’il y a de belles initiatives à l’étranger qui pourraient aussi être introduites ici. Ce qu’on aime, c’est qu’on n’est pas trop individualiste et qu’il y a beaucoup de gens qui font des choses pour rendre la vie plus belle. Le contexte n’est pas toujours très joyeux, il faut donc toujours se réchauffer le cœur.

Cette présence régulière aux côtés de Julian Bugier vous a aussi permis de créer un duo parfois fou. Vous n’avez pas non plus peur de l’inciter à essayer des chapeaux, des lunettes… lors de vos visites de 13h.

Je ne lui ai jamais fait faire quoi que ce soit, je le promets (rire) La présentation du journal est une chose très codée, nous sommes seuls dans notre petite fenêtre. Et là, c’est la possibilité de sortir des codes lors de la fourniture d’informations. Car Une idée pour la Francece ne sont pas seulement des objets qui sautent, il y a toujours de la substance.

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Comment est née cette relation ?

Nous ne nous connaissions pas avant. Nous nous sommes découverts il y a deux ans, à la même époque où la chronique est née. Nous apprécions ce duo au-delà des cinq minutes que nous partageons sur le plateau car Julian a également beaucoup d’idées pour cela. Une idée pour la France. Je pense qu’on a tous les deux grandi en province, donc on s’intéresse aux mêmes choses, on aime beaucoup creuser ensemble, notamment sur des sujets de revitalisation rurale.

Le 18 novembre 2021, il a également animé une émission débat J’ai une idée sur la France à la veille des élections présidentielles. Pensez-vous que votre chronique pourrait aussi faire l’objet de swings plus longs en bonus ?

Peut-être… Il n’y avait aucune question de mon côté. Quand Julian l’a fait, il s’agissait moins de petites initiatives que de grands enjeux. Je me dis pourquoi pas, mais je pense qu’il est important de labourer cette terre tous les jours et que cela soit répété deux fois par semaine. Il me semble que c’est tout aussi efficace. L’important est de préserver cette fenêtre d’optimisme.

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